Guillin

Guilin est une ville très étendue (plus de 500 km²) dans le Guangxi, au sud de la Chine. Elle a été fondée il y a environ 2 000 ans et a été l’ancienne capitale du Guangxi. Elle est traversée par la rivière Li. La région alentour est parsemée de nombreuses montagnes de karst ie de calcaire érodé et de rivières. Elle est également connue pour ses osmanthes, arbustes dont les fleurs sont utilisés pour un peu de tout, dans la nourriture, la boisson avec le thé, du parfum, la pharmacopée… Pour la petite histoire, Guilin signifie la forêt d’osmanthe. Elle est la 4ème destination touristique après Beijin, Xi’an et Shangaï.

Il ne me restait à peine 3 jours en Chine. J’avais donc essayé d’optimiser un peu mon temps en évitant au maximum les gros points touristiques (ce qui n’était pas forcément possible) et en prévoyant une journée en ville et une journée à l’extérieure.

Je suis parti de Kunming, directement après mon retour de Pugao et ses rizières. Il y avait plus de 1 000 km de trajet et j’avais pris un train de nuit, en 3ème classe pour 34 € (je payais directement en € sur Ctrip), avec près de 18 h de train (les normaux, pas les express). M’approchant de mes derniers jours en Chine, j’avais aussi réservé un billet pour Zhenzen. Donc quand je suis arrivé à la gare de Kunming, j’avais mes réservations, je n’avais juste qu’à récupérer mes billets. Alors, comment dire ? C’était le bordel ! Littéralement.  Il y avait deux halls, le n°1 uniquement avec des distributeurs automatiques et le n° 2 avec 9 guichets. C’était noir de monde. J’ai fait la queue à la chinoise : en doublant dès que je pouvais, en changeant régulièrement de file d’attente et en bousculant pour passer. Un peu à la française, quoi. Ok, les Français sont un peu moins bourrins (juste les Parisiens). Bref, en un peu plus d’une demi heure, j’avais réussi à récupérer mes billets (avec une bataille au finish contre une vieille qui tentait de me griller mon tour). J’avais un peu de marge pour mon départ mais j’avais peur d’avoir le même problème qu’à mon départ pour Xinje en n’étant pas à la bonne gare. Miracle, Kunming station était la bonne ! Après avoir fait un petit tour pour manger, je suis retourné à la gare et le train est parti à l’heure en direction de ma dernière étape en Chine. Et pas des moindres ! J’allais au devant d’un très gros soucis.

Le train est parti à l’heure, j’avais la couchette du milieu (pas beaucoup d’espace) et après une nuit sans histoire, tout le monde était debout entre 6 h 30 et 7 h. Il n’y avait pas prise électrique dans les 3ème classes, je suis donc allé dans les 2dn mais il n’y en avait qu’une seule dans le couloir. Avec mon adaptateur et ses multiprises usb, on a pu être 3 à recharger nos appareils en même temps. Petit détail : le contrôleur avait un classeur  correspondant à nos compartiments. Au début du trajet, il prenait nos billets en échange d’une carte format CB. Une demi heure avant l’arrêt, il passait et redonnait le ticket en échange de la carte. Cela lui permettait de savoir en permanence les arrêts de chacun pour nous prévenir à l’avance. Je suis arrivé à la gare vers 14 h 30 et la sortie se faisait par l’arrière (cela aura son importance pour plus tard…). L’auberge se situait quasiment en centre ville, sur la pointe sud ouest de l’île centrale et ils m’avaient fournis un itinéraire détaillé suivant mon point de départ (gare ou aéroport) les n° de bus, les arrêts et la direction à prendre dans les rues, le tarif des transports (bus et taxi) ainsi que le temps de trajet théorique. Donc, pour une fois, je n’avais pas eu de difficulté particulière pour la trouver. Les bus étaient intéressants d’ailleurs. Guilin étant très touristique, tous les arrêts étaient affichés en chinois puis en transcrit en anglais. C’était la 1ère fois que je voyais ça. Chaque trajet coûtait 2 Y.

Je suis arrivé à l’hôtel vers 15 h 30. J’étais dans une chambre correct de 4 lits superposés avec des rideaux et tablettes. La salle des douches et toilettes étaient communes (non mixtes) et était plus loin dans le couloir. Il y avait une salle commune avec un coin restau/bar, un coin table et un espace billard. Pour 7 € la nuit, c’était franchement très bien. Il y avait des Français mais je n’ai pas voulu discuter avec eux. Je commençais à en avoir marre de croiser des Français. En revanche, j’ai pas mal discuté avec un Hollandais qui commençait son voyage en Chine. Il me demanda des conseils sur les lieux à voir mais j’étais un peu emmerdé. De base, j’en donne rarement, pour moi chacun visite comme il veut suivant ses centres d’intérêts donc je lui ai juste fait un topo des lieux que j’avais vu. Évidemment, j’avais aussi fait quelques parties de billard avec des Chinois.

Étant arrivé en fin d’après midi, je n’avais pas fais grand chose la première journée. Après la douche et la lessive habituelle, je m’étais un peu promené dans le quartier et j’avais mangé un morceau dans un petit restaurant pas très loin. J’avais passé le reste de la soirée à peaufiner mon programme de visite. Le second jour, je suis resté sur Guilin que j’ai parcouru à pied.  Je m’étais limité aux quartiers Yanshan, Manmen, Anxincun et Xiufeng. Malheureusement, il avait plu pratiquement toute la journée. Pas une petite pluie, non. Une grosse, bien tropicale. J’avais été obligé de revenir me changer intégralement le midi à l’auberge et de remplacer ma veste par ma doudoune. Il ne faisait pas si froid que ça mais c’était la seule chose que j’avais avec une capuche. Au milieu d’après midi, la grosse pluie avait été remplacée par une alternance averse/légère éclaircie avant de repartir de plus belle en fin de journée. Mon appareil photo n’a pas résisté à autant de pluie et m’a lâché en fin d’après midi.  Je le portais sous le bras mais ça n’avait pas été suffisant pour le protéger.

 

Le moral un peu au fond, j’étais ressorti en début de soirée pour aller manger. Mais à la sortie de l’auberge, j’ai été rattrapé par une jeune chinoise, qui parlait très bien anglais. Elle venait d’arriver et elle me proposait de l’accompagner pour faire un tour dans Guilin qu’elle ne connaissait pas. Dans d’autres circonstances, j’aurai accepté sans hésiter mais là, j’étais trop dépité par ma fin de journée et j’ai décliné sa proposition. Elle n’aurait pas passé un bon moment… Il pleuvait toujours d’ailleurs. J’ai  laissé sécher le boitier pendant plus de 24 h mais rien à faire, impossible de le remettre en marche. Là, j’étais vraiment dégoûté. Il y avait bien un moyen de le faire réparer dans le coin mais il fallait compter une semaine et je repartais moins de 48 h plus tard et je ne pouvais décaler, mon billet d’avion pour le pays suivant avait été pris et je devais encore passer par Hong Kong. Je n’avais pas vraiment le choix : j’étais bon pour acheter un nouveau boitier. Une dépense assez conséquente qui pouvait remettre en cause une partie de la suite du tour du monde. Je devais annuler une étape dans un pays ou du moins le raccourcir autant que possible. Mais je ne pouvais pas non plus : j’avais prévu une visite qui se réservait des mois à l’avance car très peu de places (non, ce n’était pas en Chine) et j’avais du m’acheter une entrée bien avant mon départ. Je devais donc obligatoirement être à cet endroit à la date précise. Donc même si je raccourcissait une étape, je devais en rallonger une autre. Je devais alors jongler sur les nombres de jours possibles suivants les pays qui me restaient et leur niveau de vie pour caler mon budget restant. Une prise de tête qui ne m’arrangeait pas.

Le troisième soir était mon dernier en Chine continentale, j’avais décidé de me faire plaisir en allant dans un restaurant plus “sélect” que les bouibouis auxquels j’allais habituellement. Ce ne fut pas la meilleure idée que j’eus. J’avais pris ce que je croyais être un genre de rôti de porc en tranches. En fait, c’était des tranches alternées de porc et d’une espèce de farce assez déroutante … et écœurante.  Je ne pense pas être quelqu’un de difficile niveau nourriture mais là, ça m’avait fichu la nausée. Je n’ai pas pu finir mon assiette. Du riz blanc était néanmoins servi à volonté dans un pot à part. J’avais pu donc manger à ma faim. Pour mon dernier repas local chinois, c’était raté…

La rivière Li et Xinping

La rivière Li traverse Guilin du nord au sud. Elle est rejoint par la rivière Taochua en formant une île en plein centre de la ville. Des croisières étaient organisées dessus qui descendaient jusqu’à Yangshuo, en bateaux ou en radeaux en similis bambous (des tuyaux en plastique en réalité). J’avais noté que Yangshuo était un village très prisé, un peu trop. Comme pour Lijiang, il était aménagé en Ibiza bis avec discothèques, bar et tout le tremblement pour tourisme de masse. Évidemment, ça ne m’intéressait pas. En revanche, il y avait un autre site le long de la rivière, légèrement moins touristique : le village de Xing Ping, aussi appelé “the 20 banknote site”. En effet, le bras de la rivière Li avec les pics en bordure à cet endroit était reproduit sur le billet de 20 Yuan. Xing Ping était situé à environ 60 km de Guilin. Cependant, le bus faisait obligatoirement un crochet par Yangshuo, au sud ouest pour remonter ensuite au nord, rallongeant le trajet de plus de 90 km. Pour ce qui est des photos, mon appareil étant HS, j’ai du utiliser mon téléphone.

J’étais parti relativement tôt de l’auberge pour arriver à l’ancienne gare routière vers 7 h 20. De là, un bus nous emmenait à la nouvelle gare routière à environ une demi heure de là au sud, pour 2 Y.  J’y ai pu acheter mon ticket pour Xing Ping (40 Y) et nous sommes parti vers 8 h 30. Tout était écrit en Chinois mais j’avais réussi à apprendre les idéogrammes pour Xing Ping (et pour Guilin) donc je n’ai pas eu trop de mal à trouver le bon bus. Après 2 h de trajet et un arrêt relativement long à Yangshuo, je suis arrivé à Xing Ping. Il pleuvait, moins fort que la veille, donc le site n’était pas très lumineux. Le vieux centre était évidemment très touristique avec des ruelles bordées de boutiques et de restaurants en tout genre. J’avais trouvé un restaurant plus local plus tard en dehors du vieux quartier. Le village était sur la rive gauche et la vue du 20 Y était visible de la rive droite. Pour y accéder, ce n’était pas difficile : il suffisait de suivre le flot de touristes, le long de la petite route. Ce n’était pas noir de monde mais ce n’était pas négligeable non plus. Des navettes électriques étaient aussi présentes.  Des embarcadères avec de nombreux bateaux en “bambou” parsemaient la berge. Heureusement, il y en avait peu en circulation sur la rivière. On était encore plus ou moins en basse saison touristique. Il y avait deux points de vue, une payante et une libre. En chemin, j’avais aussi croisé une Chinoise locale avec un cormoran sur une perche. Elle avait commencé à me parler en me tendant l’oiseau, mais je ne comprenais rien à ce qu’elle me disait. En fait, elle voulait que je la prenne en photo contre rémunération… J’ai juste caressé le cormoran pendant la conversation et j’ai continué mon chemin. (Un cormoran a le plumage très doux, soit dit en passant).

Il y avait une petite randonnée possible sur la rive droite qui montait sur un pic et qui permettait d’avoir une vue en hauteur du site mais je n’avais pas réussi à trouver le début. Il y avait également énormément de travaux d’aménagement, ce qui ne présageait rien de bon pour la beauté du site. Au sud du village, rive gauche, il y avait également un sentier qui montait sur un autre pic. Sauf qu’avec la pluie, le chemin dans les sous bois était glissant. Avec la boue et les feuilles accumulées, je grimpais assez difficilement. Au bout de quelques dizaines de mètres, j’avais une dizaine de centimètres de boue accrochée à mes chaussures. Stabilité, zéro. J’ai du rebrousser chemin. Le sentier était assez raide et je ne le sentais pas pour le retour en descente.

 

Plus au sud, il y avait un village de pêcheur accessible uniquement par bateaux ou bien en coupant à pied par la montagne. Il y avait bien une route mais elle s’arrêtait au pied des pics. Ayant encore un peu de temps, j’étais parti en espérant que le village ne fut pas transformé en vitrine pour touristes. La première partie fut très simple : marche sur une petite route bitumée au milieu de vergers jusqu’à un hameau. Le chemin se transformait ensuite en piste de terre relativement large qui grimpait entre les montagnes. Avec la pluie, il y avait des passages de boue épaisse où il fallait passer dans les herbes sur les côtés si on ne voulait pas se retrouver coincé. Un local empruntait également le chemin avec ses chiens. On se doublait régulièrement, il s’arrêtait souvent pour cueillir des herbes et il connaissait des raccourcis qui lui permettait de me rattraper facilement. Du coup, je le gardais en vue pour me guider à travers les pentes. Malheureusement, il n’allait pas au village. Il s’est définitivement arrêté à une sorte de ravine avec une cabane.

J’ai continué mon chemin encore quelques centaines de mètres et j’ai eu un moment “où est le chemin ?” qui ressemblait furieusement à celui que j’avais eu dans la montagne près de Zhengcun. En tâtonnant, j’avais pu cependant retrouver le sentier parmi les rochers. Il continuait dans les bois et je me suis retrouvé avec la même problématique qu’avec ma tentative à Xing Ping : le chemin était encore une fois en pente avec un mélange de boue et de feuilles glissantes, un peu trop risqué à emprunter seul. J’ai donc dû faire demi tour mais ce n’était pas si grave. La ballade dans les montagnes passaient par des vues impressionnantes. Les seuls trucs qui étaient dommages étaient qu’il pleuvait et que mon appareil était HS. Toutes mes photos de cette journée avaient été faite avec mon téléphone. C’était mieux que rien mais je rageais. De retour au hameau, j’ai trouvé des flaques d’eau suffisamment profonde pour nettoyer mes chaussures. Elles ont quand même eu besoin d’un lavage complet après. Pour le retour, il n’y avait pas de guichet pour acheter le billet. On payait en montant dans le bus et j’avais eu un post it fatigué avec la destination écrite à l’arrache dessus en guise de ticket. Je suis revenu à l’auberge à Guillin vers 17 h.

 

Shan Hu (lac des Cryptomères) et Rong Hu (lac des Banians).

Ces deux lacs font partie d’un ensemble navigable relié entre eux entourant le centre de Guilin : les Deux Rivières et les Quatre Lacs. Les deux autres lacs sont Gui Hu (lac des Osmanthes) et Mulong Hu (lac du Dragon en Bois) et les rivières sont Li et Taohua. Une allée piétonne était aménagée aux abords des lacs Shan et Rong et permettait d’en faire le tour. Sûrement très agréable avec du soleil mais sous la pluie, c’était moins sympas.

Le lac Shan était très touristique par la présence des tours de la Lune et du Soleil, deux pagodes sur le lac. Elles ne se visitaient pas mais elles étaient éclairées la nuit. Avec la flotte, je n’y étais pas retourné le soir pour voir. Sur la berge est du lac Shan, il y avait un promontoire, gratuit, où la vue sur les pagodes était dégagée. Il y avait également tous les groupes de touristes qui faisaient la queue pour y accéder. Je trouvais ça un peu dommage, en allant un peu plus loin, on pouvait avoir des vues similaires…

Le lac Rong était à l’ouest du lac Shan et comprenait une petite île accessible par des pontons. Je n’ai pas réussi à savoir ce qu’il y avait, tout les bâtiments étaient fermés. On pouvait accéder à des sortes de jardins. Au nord du lac, il y avait la porte Gunanmen qui faisait face à un double pont assez original en escaliers traversant le lac.

 

La grotte de la Flûte de roseau (Reed flute cave).

C’est une grotte assez imposante avec ses 240 mètres de longueurs au nord ouest de Guilin. L’intérieur était aménagé avec des éclairages multicolores qui mettaient en valeur les nombreuses stalactites et stalagmites. Des inscriptions datant du VIIIème siècle avaient été retrouvées à l’intérieur. Son nom vient des roseaux poussant à proximité de l’entrée avec lesquels on faisait des flûtes autrefois. J’y étais arrivé sous la pluie, vers 8 h 30, après une vingtaine de minutes de bus depuis l’auberge. J’étais en avance, le site n’ouvrait pas avant 9 h. La visite se faisait obligatoirement en groupe avec un guide et l’entrée m’avait coûté 90 Y. Heureusement, étant à l’ouverture, nous étions peu nombreux, une dizaine de personnes, toutes chinoises à part moi. Autrement dit, je n’ai rien compris de ce que le guide expliquait…

La grotte formait un chemin en forme de U. La cavité la plus vaste avait été aménagée bizarrement. Le sol était recouvert d’une sorte de carrelage qui formaient une surface plane. Une mini étendue d’eau avait été créée également, bordée par un écran et des éclairages bleus/violets. Peu avant, un photographe proposait des clichés souvenirs où on pouvait prendre la pose avec la caverne en arrière plan, contre paiement bien entendu. Nous sommes restés relativement longtemps dans cette partie. Ils nous ont diffusés un espèce de spectacle de son et lumières avec des ombres de danseurs classiques puis un reportage résumant la réputation de la grotte avec un récapitulatif des célébrités l’ayant visité pour finir avec un dragon qui était projeté en partie sur le plafond. Personnellement, toute cette partie ne m’intéressait pas du tout et je m’en foutais royalement que Bill Clinton y soit venu. Comme d’habitude, il y avait une autre partie de la grotte qui était accessible moyennant un paiement supplémentaire. Malgré tout, la visite fut intéressante et les éclairages étaient un moyen original pour mettre en scène les différentes cavités.  Après une bonne heure, je suis sorti un peu frigorifié : j’étais déjà trempé en arrivant et comme dans toutes les grottes, l’environnement était très humide et froid. Je me suis un peu promené après dans la montagne surplombant la grotte ainsi que dans le petit parc à proximité de l’entrée mais la pluie n’incitait pas à traîner…

 

Départ de la Chine

Le 3ème jour, le 2 avril, j’ai attaqué mon ultime étape en direction de Shengzhen. Mon train partait à 10 h 51 très exactement et j’ai  quitté l’auberge vers 8 h. Un peu moins de 3 heures pour rejoindre la gare, j’avais de la marge. Je me suis fié à Maps.me pour rejoindre la gare Guilin nord et j’avais pris le bus n° 100. En descendant à mon arrêt, il y avait un truc de bizarre, la gare était relativement éloignée. Logiquement, les bus s’arrêtent plutôt à proximité des gares. Je m’en suis pas plus préoccupé que ça et en suivant Maps.me, je me suis dirigé vers la gare. Dans mon trajet, j’étais également passé par un petit marché local. En arrivant, je voyais qu’il y avait définitivement quelque chose de curieux. Impossible de trouver l’entrée des voyageurs. Pour rappel, j’étais sorti par l’arrière lorsque j’étais arrivé 3 jours auparavant. Donc je ne savais pas à quoi ressemblait l’entrée principale. A force de tourner, j’ai fini par comprendre ce qu’il clochait : j’étais à la gare de fret nord ! Maps.me m’avait indiqué la mauvaise gare (au moment où j’écris ces lignes, la carte a été mise à jour et la gare est maintenant indiquée “Railway station for cargo”). J’étais trop au sud. La gare Guilin nord était à moins de 2 km à vol d’oiseau mais aucun chemin ne longeait la voie. Retourner à mon arrêt de bus prenant plus de temps, j’y suis allé à pied. J’avais bien fait de prévoir de la marge, j’étais arrivé à la bonne gare peu avant 10 h, après plus de 3/4 d’heures de marche.  Après une petite période d’attente, j’ai pu prendre mon train et je suis arrivé à Shenzhen vers 13 h 30, dernière ville de la Chine continentale avant Hong Kong.

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